Les origines du pays de Maure, remontent à des temps très lointains. On parlait déjà de la région au temps de la conquête de la Gaule par les Romains ; mais on ne peut indiquer à qu’elle époque, ils s’établirent dans le pays de Maure ou plutôt d’Anast, car c’est là, le premier nom que portât le pays.
Le « Plebs » d’Anast paraît officiellement vers 830-832. Il présente un « Plou » important. La première date écrite en 832, année au cours de laquelle eut lieu une cérémonie. Un machtiern( chef) nommé Jarn Collin , donna à son filleul Worcomin, (celui-ci se destinant à la prêtrise), son domaine de Pehon (Péron) situé dans le plebs d’Anast.
C’est à cette époque que nous apparaît Anowareth ; Guillotin de Corson nous dit : qu’il était un machtiern, c’est à dire un seigneur héréditaire dans le plou d’Anast( territoire très important à cette époque) .En 843, Anowareth, pour obéir à une vision qu’il avait eu une nuit, se rendit en pèlerinage au monastère de Glanfeuil à Saint Maur sur Loire. Il y fit don de sa terre patrimoniale d’Anast et de l’église paroissiale d’Anast, dédiée à Saint Pierre ainsi que les sept chapelles dépendant de cette église, sauf une qu’il se réserva ; c’est sans doute Mirhenelle ou Mirenola, dédiée à Saint Martin. Les moines acceptèrent le don et vinrent s’établirent tout près du bourg d’Anast. Ils y bâtirent un monastère en l’honneur de Saint Maur. Ce fut le prieuré de Saint Maur, sur la route de Campel.
C’est un peu plus tard que, Anast est devenu Maure, suite à la donation faite à l’abbaye de Saint Maur.
Ce n’est que vers 1240 que paraît le premier seigneur de Maure ; sous le nom de Jehan de Maure nous dit le père Du Paz. Les derniers seigneurs d’Anast paraissent en 1268 ; un Gaudrifus d’Anast va à Bayonne, Geffroy et Thomas d’Anast sont exécuteurs testamentaires du duc Jean II. Il y avait certainement un lien entre ces deux familles, l’une devait être juveigneure de l’autre puisque en 1294, on les trouve associées dans le Rôle des Ostz pour fournir un chevalier au duc de Bretagne : « Monsour Jehan de Maure recognut debvoir à l’ost ( armée) de Monseigneur le duc de Bretagne ; demy chevalier et les hoirs de monsour Geoffroy d’Anast doibvent l’aultre moitié et les hoirs de monsour Guillaume d’Anast demy chevalier ». Les derniers furent très certainement Thomas d’Anast, marié à Péronne Lespine, père de Geoffroy et de Thomas qui fut évêque de Quimper et qui mourut au pont de la Planche à Maure. C’est lui qui fut enterré dans l’église de Maure en 1322. ( Il fut renommé pour son équité, sa science du droit et son talent oratoire ; fut d’abord juge de Limoges, puis doyen du Chapître d’Angers, avant d’être évêque de Quimper nommé le 12 avril 1321)
Il y eut une longue série de Jean de Maure, au moins huit furent répertoriés. Le dernier Jean de Maure, était marié à Marie Anger, dame du Plessis-Anger et mourut le 17 juillet 1529.
Définition du blason:« De Gueules au croissant vairé d’argent et d’azur » c’est à dire sur fond rouge.
Croissant de vair : « sorte de fourrure à petits quartiers bleu azur et argent alternés »
Les armoiries qui figurent sur le mur de l’église sont losangées ; donc féminines( Louise de Maure probablement)
Des personnes célèbres et roi de certains pays descendent des seigneurs qui sont dirigé notre pays !
Nous sommes à la recherche d’un célèbre ouvrage du père Du Paz sur la généalogie des barons et comtes de Maure ; si des personnes pouvaient nous faxer ou photocopier les pages 631 et suivantes, nous en serions très heureux. Merci (à la mairie de Maure)